Reprise !

Pas des négociations, non, celles-ci, je suis plutôt en train de les laisser tomber.

Reprise du blog ! J’ai eu peu de temps pour moi depuis mon dernier article. Boulot, un peu. Mec chiant, beaucoup. Je sors d’une loooongue conversation avec ma belle-sœur –qui, au passage, est une super-méga-pote– , et je crois que j’ai encore besoin de m’épancher un peu.

Mon mec est en arrêt de travail depuis quatre mois environ à peu près. Je n’ai pas la mémoire des dates, il m’a rappelé l’autre jour qu’on fêtait nos deux ans, je n’étais pas au courant. Et j’avoue qu’à l’heure qu’il est, je ne me souviens encore pas de quel jour on était. Bref ! Il est en arrêt de travail. Burn-out. Pétage de plomb au boulot. Qui c’est qu’avait raisoooon ?? Oui, parce qu’en fait, ça fait une bonne grosse dizaine de mois que je lui dis que ça va dérailler et faire très mal. Donc : arrêt de travail. Ce qui veut dire… Oui oui oui ! H24 à la maison ! Sauf que moi, je travaille à la maison. A mon rythme. Tranquille. Pépère. Je me le cogne à domicile le matin, le midi, l’après-midi et le soir !

Il est constamment à la maison, mais c’est quand même moi qui me cogne toutes les tâches ménagères : la litière des chats, l’aspirateur, la serpillère, la cuvette des chiottes, les poils dans la baignoire, la bouffe, la v… Ah non ! Il fait la vaisselle ! Bon, il fout de la flotte partout et y passe deux fois plus de temps que moi, mais enfin. Je vous jure, c’est vrai. J’ai chronométré plusieurs fois : il fait absolument TOUT en deux fois plus de temps que moi. Lancer la machine à laver. Faire la vaisselle. Enfiler la couette dans sa housse. Plier le linge. Prendre sa douche –Ah non, là, c’est jusqu’à trois fois plus de temps dans la salle de bain. Je ne parlerai pas du temps passé aux chiottes…– Oui, je suis une vicieuse. Mais au bout d’un moment, je me suis dit que je me faisais des idées, que j’étais impatience et la digne réincarnation de je-ne-sais-quel dictateur. Il FALLAIT que je vérifie ! J’ai vérifié, ça m’a soulé.

Il mange et grignote toute la journée. Passe son temps au téléphone avec son père. Monopolise la place et l’attention. Ne reste pas plus de 20 minutes sans venir zieuter par-dessus mon épaule / me faire des bisous dans le cou / me demander mon avis sur telle vidéo trop drôle. JE BOSSE, PUTAIN !!

On est parti en vacances dans sa famille. J’ai passé la moitié de mon temps à l’attendre. Attendre qu’il sorte des toilettes. Attendre qu’il aille chercher un truc qu’il a oublié dans sa chambre, ah non, je suis bête, c’est juste là posé sur la table. Attendre qu’il finisse de discuter avec son père. Parfois 40 minutes d’attente ! Avec Ginette qui s’impatiente, parce qu’on lui a dit qu’on allait passer l’après-midi à la plage et qu’il est déjà 17h, parce qu’on n’a pas commencé le repas avant 15h, parce que les brochettes n’étaient pas prêtes, parce qu’il s’y est mis à 13h, et que deux heures pour faire 8 brochettes, c’est pas tant que ça, hein !

Je suis partie seule –avec Ginette– en week-end dans ma famille, suite à ça. Et depuis mon retour, je ne lui adresse la parole que pour des banalités ou pour répondre à ses questions. Je ne pose plus mes mollets sur ses genoux quand on regarde un film en vrac sur le canap’. Je ne lui demande plus son avis sur mon look short-T-shirt ou robe à fleurs. Je ne précise pas l’heure approximative à laquelle je pense rentrer quand je pars pour un rendez-vous ou une course. Je planifie des choses sans vraiment lui en parler…

Au début, j’allais encore me coucher à peu près en même temps que lui. Bon… En général, il attendait que j’aille me coucher pour y aller en même temps. Mais, passons. Depuis plusieurs semaines, j’attends qu’il aille se coucher. J’attends même qu’il s’endorme. Et ensuite, je vais me glisser le plus doucement possible sous les draps.

Vous allez dire que je le fuis… Et vous aurez raison. Je n’en peux plus. Vous allez dire : mais quitte-le, bordel ! Et je vais vous dire deux choses : déjà, vous avez raison. Ensuite : c’est pas si simple. Il y a Ginette qui l’adore, il y a la pression de mon entourage –« Ah, celui-là, tu le gardes, hein ! »-, il y a sa famille que j’adore, il y a le fait qu’il est en dépression et… Ça se fait vraiment de quitter quelqu’un en dépression ?

Ma belle-sœur m’a dit de penser à moi. Que je ne tiendrai pas le coup encore longtemps. Elle a raison. Je suis paumée. Je voudrais juste qu’il prenne ses affaires, un jour, comme ça, et qu’il parte. Je crois que ça pourrait sauver le peu de positif qu’il reste entre nous…

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